Ce sujihiki 240 mm présente une construction sanmai, avec une ligne hagane ondulée le long du tranchant. Le corps de lame arbore une finition kurouchi sur les flancs supérieurs, laissant place à un biseau poli qui révèle la transition caractéristique entre les deux aciers. Des kanji sont gravés sur le plat de lame. La surface martelée tsuchime, visible sur la zone de transition, crée des micro-reliefs qui réduisent l'adhérence des aliments à la lame.
Le sujihiki est un couteau trancheur à double biseau (ryoba), conçu pour le tranchage en traction de pièces entières : viandes rôties, volailles, filets de poisson. Sa lame longue et étroite de 240 mm permet des coupes nettes en un seul passage, sans déchirer les fibres. Le profil bas et effilé, avec un dos légèrement incurvé vers une pointe fine et précise, facilite le travail sur de longues pièces. Ce format est adapté aussi bien à la cuisine professionnelle qu'à l'usage domestique exigeant.
Le manche wa octogonal est taillé dans un bois au grain ouvert et prononcé, aux tonalités dorées à brun moyen avec des veines foncées — un bois dense à l'aspect chaleureux et structuré. Aucune virole distincte n'est présente : la lame s'insère directement dans le bois, selon la tradition du manche wa à soie partielle. La forme octogonale offre une prise en main confortable, adaptée à toutes les morphologies, avec une bonne orientation naturelle de la lame.
En main, ce sujihiki se distingue par son équilibre centré sur la lame, caractéristique des manches wa légers. La géométrie fine du biseau permet des coupes glissantes avec peu de résistance. La finition kurouchi sur le corps de lame réduit les frottements latéraux lors du tranchage de longues pièces. Ce couteau s'adresse aux cuisiniers qui recherchent un trancheur précis et agile, aussi à l'aise sur un magret de canard que sur un filet de saumon.
Rincer et sécher la lame après chaque utilisation. Éviter le lave-vaisselle, qui détériore le tranchant et peut altérer la finition kurouchi. Affûtage à la pierre à eau recommandé.